L'installation radio est la source de très nombreux soucis, parfois dramatique ou tout simplement désagréables...tops en tous genres, pilotage flou et risques accrus. Au JTSO, nous avons expérimenté de nombreuses solutions avec des résultats probants. Nous appliquons aveuglément ces méthodes car un avion qui répond c'est un avion avec lequel on s'amuse beaucoup et qui volera souvent...
1. La connectique
Cette dernière est la cause de très nombreux soucis et doit être vraiment, mais vraiment soignée grâce à l'emploi de solutions simples et efficaces.
Tout d'abord, on rallonge les fils avec du torsadé de diamètre plus important que l'on soude.

On évite ainsi les déperditions trop grandes de tension et les parasites radio..et oui des fils droits constituent de belles antennes qui perturbent le signal FM...c'est tout bête et cela règle bien des soucis. Et surtout on minimise le nombre de prises au strict nécessaire à savoir la connectique aile-fuselage et la prise emcotec ou récepteur. Ces 2 principes appliqués, on soigne la connectique vouée à être souvent branchée-débranchée, et principalement celle aile - fuselage.
Deux solutions, une basique pas cher et efficace, on utilise des rallonges que l'on sécurise avec des fiches plastiques toutes bêtes.
La deuxième très noble et d'une fiabilité absolue consiste à employer des prises MPX soudées.
On enfile une gaine thermo de grand diamètre, on bourre de silicone en tube et on rétracte la gaine thermo sur les fils et la prise en emprisonnant le silicone. Une fois sèche cette connexion est résistante à l'arrachage et l'isolation parfaite. En plus la prise en main est très solide tout en écartant tout risque de fiche tordue...Un vrai truc généralisé sur tous les avions du JTSO ! On complète avec de la gaine de protection noire résille qui évite toute griffure du fil sur les parties "frottantes"..Personnellement, j'évite toute fiche rigide vissée sur l'aile ou le fuselage afin de minimiser les risques de casse de fils dûe aux vibrations (moins sensible sur un jet). Nous évitons également les terminaux de connection fixés à la cellule. Ces boitiers plastiques qui permettent de connecter les fiches de servos sont jolies mais présentent un gros risque de cassure par vibrations...une fausse bonne idée...
Les soudures demandent un soin très particulier. J'ai longtemps mal maîtrisé ce point et l'ai toujours payé à un moment ou un autre. J'applique depuis 3 règles simples : un bon etamage préliminaire des fils, une soudure au contact (cela fume) et laisse l'étain capillariser, et une soudure bien brillante (pas grise). Les fils s'entremêlent un peu...Dernier point ne surtout pas souffler pour la faire refroidir...on envoie de l'humidité sur du métal encore chaud...
On couvre ensuite avec de la gaine thermo glissée au préalable sur l'un des fils et on obtient des contacts parfaits et protégés pour longtemps.
Ensuite, on coupe à la longueur et on fixe dans le fuselage et l'aile les fils courants, c'est bien plus joli et cela permet d'viter d'accrocher un fil maladroitement sur le terrain un jour où l'on décide pour une raison ou une autre de trifouiller dans la cellule (ce qui est toujours signe d'une mauvaise préparation à l'atelier). Un principe simple, quand on fixe c'est que l'on est sûr de soi et c'est une excellente démarche !
Un bon truc également est de tirer des fils assez longs depuis les servos et de les fixer au fur et à mesure du montage. On coupe au dernier moment pour souder la prise qui intègre le récepteur. On a ainsi pile la bonne longueur et on évite les pelotes très vilaines cachées (pas toujours) sous les platines. On laisse simplement 10 cm de mou que l'on regroupe avec des colliers plastiques genre rislan.
Comment faire alors pour valider le branchement de ses servos ?, pour cela, j'utilise un petit testeur de servos qui ne coute vraiment pas grand chose et qui permet de retrouver quel fil fait quoi si vous ne les aviez pas marqués. Ce petit boîtier permet également une mise au neutre de tous les servos avant d'y monter les pallonniers, ce qui est très très utile !
Le branchement sur le récepteur s'effectue avec des servos repérés et calibrés, ce qui est parfait et limite les erreurs. (rien de pire que de découvrir que l'on a fixé trop tôt dans un fuselage exigu...)
Globalement, cette démarche permet de "penser" le passage des fils et donc impose une rigueur qui évitera bien des soucis plus tard. On évite les sources de chaleur, les traversées au milieu du flux d'air, les contraintes de vibrations et de frottements.
Toujours penser aux gestes malheureux, arrachage, griffures et limages progressif de l'isolant quand on place ou protège ses fils, cela permettra une confiance totale sur le terrain !
2. Implanter le récepteur
Penser à son accessibilité est plutôt une bonne idée
. Dans les premiers vols ou réglages, il va falloir souvent brancher et débrancher. Un récepteur pas très accessible va souffrir et ses prises également. L'éloigner de la chaleur, de fils immédiatement en contact et le protéger des vibrations au maximum. 2 possibilités, le double face épais et adhésif pour un récepteur léger, inutile de le visser ! ou mieux encore, le suspendre entre des élastiques. Les avantages de cette dernière solution sont de pouvoir se donner du mou en le sortant des élastiques, donc d'accéder aux prises facilement et lui permettre une isolation des vibrations excellente.
Le fil de l'antenne ne doit en aucun cas souffrir ni être tendu. A ce sujet, il est judicieux de faire une boucle qui amortira une tension maladroite grâce à un bout de durite méthanol.
3. Placer l'antenne
Ne revenons pas sur le 2.4 Ghz qui résout bien des soucis à ce niveau (voir article sur le Fasst en page d'accueil), la première régle de l'antenne Fm est de ne pas la couper, la longueur étant liée à la qualité de réception. Bannir à tout prix une antenne tendue qui "tire" sur le récepteur, elle finira par casser !
Nous avons déjà vu des antennes d'apparence propres qui avait leur brin interne sectionné.
De nombreuses règles existent mais celles dont nous avons pu valider leur efficacité est de penser à la perception de la longueur de cette antenne depuis le sol. Imaginez l'avion tourner sous tous les axes et demandez quelle longueur "voit" l'émetteur dans toutes ces positions...Certains font des zigzags avec leurs antennes en la scotchant le long du fuselage vers l'arrière ce qui est une bonne idée et a fait ses preuves.
L'idée de Christian (F15F20) est excellente puisque ses antennes courrent le long du bord d'attaque d'une aile à l'intérieur de celle-ci. Il colle à la construction une gaine sullivan jaune qui fait pile le diamètre et glisse bien. En y réfléchissant bien, c'est un très bon angle de perception pour l'emetteur et c'est très propre et invisible de l'exterieur.
On évite ainsi l'antenne extérieure baladeuse ou scotchée. C'est très vilain et cela offre de bonnes chances d'être martyrisé voire arrachée au sol ou lors du transport de l'avion !
4. Le choix des servos
Pas de recette magique et surtout pas de polémiques de constructeurs ici. Ce que nous pouvons conseiller sont des choix archi éprouvés. Nous n'avons pas la prétention de connaître tous les modèle du marché mais nous avons validé certains choix de manière vraiment fiable.
Quelles que soient nos machines, nous ne faisons jamais de sacrifices qualité à ce niveau, et surdimensionnons toujours. Il est vrai et souvent entendu sur les terrains que les servos forcent globalement peu en fonctionnement (à condition d'avoir des commandes parfaites) mais nous avons souvent expérimenté que cela ne suffisait pas. Sur le Yak 11 par exemple, nous avons connu un flutter important à la profondeur lors du 5 ème vol. Les servos des JR 8311 pourtant digitaux, coûteux et puissants au regard de la taille des gouvernes étaient très costauds en action mais bien insuffisants en force de maintien au neutre. Les pignons plastiques se sont progressivement limés en résistant aux vibrations et ont fini par céder. L'avion a pu être sauvé mais l'expérience montre que les pignons métal actuels évitent tout souci.
La vraie préconisation du JTSO en matière de servos de gouvernes concerne les servos suivants :
JR Graupner 8411
JR Graupner 8511
JR Graupner 8711
JR Graupner 8911
Ces servos digitaux, pignons métals ont une fiabilité qui en fait les références absolues dans toutes les disciplines exigeantes. Nous les accompagnons de pallonniers alu afin d'avoir un contact métal-métal bien plus fiable qu'un contact métal-plastique finissant toujours par user le matériau le plus tendre et le vrai risque est que cela ne se voit pas arrivé sur le terrain et cassera forcément en vol !
Ils sont certes chers mais Internet donne de belles opportunités d'achat (voir les liens de page d'accueil) et il n'est pas question de prendre un risque sur ce point en termes de qualité. Futaba conçoit de formidables servos digitaux mais nous avons tendance à recourrir à ce que nous avons déjà bien validé. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une critique des autres marques mais d'un conseil d'ami
(nous ne percevons aucune rémunération de Graupner à ce titre d'ailleurs
)
Par respect pour nos machines, nous préférons attendre d'avoir 3 sous de plus que d'utiliser des servos discount...cela n'engage que nous.
5. La double alimentation et les boitiers magiques
Nous pensons que tout modèle précieux à nos et vos yeux mérite une alimentation redondante. Disons que passé 2m20 ou 10 Kg, cela devient naturel d'assurer son avion !
Le très grand intérêt de ces boitiers est qu'il ne se contentent pas d'offrir une double alimentation, ils apportent bien d'autres services formidables. Ils permettent de calibrer la tension en bout de fil et donc de rattrapper la déperdition due aux longueurs. En outre ils la contrôlent et en cas de blocage d'un servo, il le court-circuitent. Cela sauve un avion en temps normal perdu du fait d'une alimentation qui s'est vidée en peu de temps ou pire d'un incendie !
A ce sujet, nous recommandons chaudement l'utilisaition d'une tension en 5.6 v facilement paramétrable (un bête cavalier) grâce à ces boitiers et qui offre de loin le meilleur rapport, puissance / consommation aux servos sans les fatiguer prématurément.
Deux marques se distinguent très largement, Emcotec et Power-Box. Chacun dispose de sa technologie et d'une gamme très riche. Quoiqu'il en soit, ce sera toujours un gage énorme de sécurité et de pérennité pour votre machine.
Ils offrent en outre de nombreuses possibilités de connectiques ou de dédoublement de voies de manière fiable, ce qui les rend incontournables pour les modèles complexes.
Enfin leurs hauts de gammes offrent des fonctions de double réception et de diagnostic très performantes exigées en Catégorie B notamment. Vous obtenez une information claire et précise de la performance de votre installation radio !
Une technologie nouvelle fait son apparition avec les boitiers Weatronic, très avancés technologiquement puisqu'un seul boitier cumulera les fonctions de récepteur, GPS, double alimentation, répartition des voies et de très nombreuses fonctions paramétrables avec une connection PC par usb...c'est du grand art et finalement pas si cher au regard des composants que cela remplace !
Leur fiabilité est érprouvée et plusieurs pilotes l'utilisent avec succès au JTSO.
6. La distribution des voies
Nous recommandons de toujours garder la main en voies séparées sur les deux servos de profondeur et d'ailerons quand c'est possible.
Vous garderez ainsi une finesse de réglage absolue lors de trims ou vérifications de dernière minute sur le terrain. Pour les autres voies à coupler, nous utilisons soit les possibilités du boitier Emcotec, Power-box ou Weatronic, soit des cordon Y réglables de type V-Match Emcotec ou Magic-Box, Multi-Box JR. Vous réglerez ainsi aisément les fins de course, les neutres et les inversions de sens avec efficacité et fiabilité. Cela ne pèse rien et encore une fois, ce n'est pas si coûteux au regard de la valeur d'une machine.
7. L'interrupteur
Un interupteur de sécurité de type aiguille (ou aimanté Emcotec pour les maquettes) est un incontournable ! La différence de coût n'est pas énorme et vous évacuerez d'emblée tout risque inutile ! C'est trop bête un interrupteur !

Tout cela est cher, très cher même parfois, mais quand un avion aligne plus de 500 vols, ou qu'un pilote vole 4 à 5 fois par jour, la question devient vraiment subsidiaire... et que vaut un avion détruit lorsque qu'un interupteur a lcassé sournoisement. ? sans parler des risques de sécurité que cela implique.
Lorsque vous avez un choix à faire, demandez vous simplement comment évacuer le stress lors des premiers vols de l'avion. Une fiabilité garantie vous permettra de vous concentrer activement sur le pilotage et à ce niveau là il ne s'agit de plus de 10 ou 20 % de plus...
Mis à jour (Samedi, 20 Décembre 2008 11:29)


