Sur les Jets, une extinction réacteur ou "Flame out" est souvent synonime de crash, sur un avion c'est également la source d'ennuis souvent tragiques. Une bonne fixation, carburation et un suivi régulier font que certains avions ont dépassé le millier de vols..pourquoi pas le vôtre ?
1. Installation moteur et fixation
Boulons et écrous...cela paraît bête mais l'on voit souvent des vis parker...
Du simple fait que des démontage sont à prévoir à terme, il ne faut pas hésiter ! de la vis Inox de type BTR ou TH en 4 ou 5 pour un moteur essence (voire 6 pour des moeturs de 150 cm3) et du 3 à 4 pour un réacteur.
4 fixations au minimum...des rondelles plates, et des écrous freins remplacés à chaque démontage...le calage doit être scrupuleux (piqueur et anticouple) ou l'alignement pour un réacteur ( onplace la tuyère pour être sûr.
2. Echappements et tuyères
Inox pour els moteurs essences et privilégiez un volume important (12 x la cylindrée) rien n'est plus pénible qu'un deux temps bruyant !
Il existe une gamme complète de pipes, brides et coudes à braser à l'argent chez Topmodel par exemple et je vous recommande très chaudement la gamme Toni Clark qui est aboslument parfaite pour les titan et DA...la fabrication est superbe, légère, les rendemùents moteurs parfaits et la sonorité toujours saine...
Côté tuyère, il faut vraiment être soigneux surtout pour les versions en Y. la distance doit être la plus grande possible entre la pointe du Y et la tuyère..20 cm n'est pas admissible..la tuyère cassera en très peu de temps.
A une distance de 50 cm le rafale tient 50 vols environ..sauf en cas de départ d'inccendie ou dfe point de chauffe. A vérifier régulièrement !
Enfin le calage du cône de tuyère derrière le réacteur doit être d'environ 2 cm après la tuyère du réacteuir..permettant un flux additionnel suffisant pour le refroidissement...il faut bien l'alimenter cette double peau !
Quant à l'isolation thermique, pensez au balsa et à la laine calorifuge vendue en plaque...cela fonctionne parfaitement et protègera les éléments sensibles. Pensez à en tapisser le fuseau dans le cas d'une tuyère simple peau.
3. Carburant et carburation
Nous utilisons soit du vrai kérosène, soit du pétrole lampant vert (pas d'additifs). il faut vraiment prendre soin de le filtrer. nous y ajoutons une huile spécifique réacteurs de type Aeroshell ou autre à hauteur de 1l + 19 l de kéro, soit 5%
Pour l'essence, j'utilise du SP98 auquel j'ajoute de l'huile de type Bel Ray H1 excellente mais de nombreuses huiles haut de gamme 2 temps de synthèse feront l'affaire...2.5% pour le rôdage puis 2%. (idem pour les Moki)
Autant un réacteur est simplissime si bien alimenté (sans bulles, bonne tension de pompe), autant le chapitre carburation moteur essence peut être long ! je vous recommande encore chaudement la notice Toni clark sur les Titan et DA qui sont vraiment fabuleuses.
La première règle pour moi est de suivre à la lettre les réglagles usine de carburateur protat sur les pointeaux H et L...ils sont toujours très proches du réglage parfait..inutile de trifouiller des heures, cela marche !
Sur un Walbro, il faut, si l'on a démonté le carburateur, bien veiller à faire coeincider le petit trou qui va du carbu au cylindre...il est vital pour la qualité du réglage..sans cela point d'aspiration convenable par le carburateur...et le joint a vite fait de se mettre en travers.
Autre point, le capot du Walbro dispose souvent d'un tout petit orifice..il ne doit surtout pas être bouché sous peine de "coller" la membrane du carbu..autant dire que cela ne va pas le faire..Personnellement, je brase un petit tube pour cette régulation de pression soit isolée du vent turbulent du capot (un petit tube suivi d'une durite vers l'intérieur du fuselage...c'est tout bête mais le vent qui s'engouffre dans le capot a vite fait de créer une surpression..et voilà un lmoteur qui s'enrichit bêtement envol sans comprendre pourquoi.
L'admiision en elle-même se voit greffer une trompette..pour une raison toute simple..lors des reprises, il reste du mélabnge air-essence dans ce cône et le flux d'air est stabilisé...je m'arrange également pour que cette trompette débouche dans le fuselage, encore une fois pour obtenir un air stabilisé et constant...moyennant des ouvertures de fuselage, le réglage en vol sera toujours identique au réglage au sol ce qui est plutot top !
Là encore le catalogue Toni Clark donne tout ce qu'il faut ! avec les réglages carburation adaptés aux modifications (trompette, coudes etc...)
4. Allumage et ECU
Un allumage alimenté en 4.8V (je place un régulateur de tension pour éviter de griller bêtement l'allumage par un accu trop chargé) et un switch de type Emcotec, permettent le contrôle de cet accu précieux et une extinction depuis l'émetteur (indispensable sur les grosses machines pour des raisons de sécurité). la conso de cet accu est très faible donc inutile de prendre un 2000 mah ! un 800 fait largement l'affaire !
un truc, on évite le test de l'étincelle en placant la bougie contre le cylindre...j'y ai laissé un allumage DA bêtement ! (en fait le traitement du cylindre isole et l'allumage électronique n'aime pas du tout envoyer de fortes tensions sans produire d'étincelle)..faites plutot confiance aux fabricants et vérifiez votre accu + connectique !
Côté réacteur par contre on ne lambine pas ! un accu d'ECU est assez sollicité. Nous employons des Lipo en 2500 ma minimum...en effet, il sert à l'alimentation de l'ECU, au moteur électrique du démarrage puis au même pour le cycle de refroidissement..donc pas de blagues on met sérieux, on contrôle et on charge après chaque vol !
5. Alimentation en air frais
Une tuyère de Gbooster 80 expulse ses gaz à 800 km/h pour un diamètre de 90 mm, cela nous fait à la louche 1.74 m3 à la seconde !!!, bion certes j'ai pris le volume à la détente...mais je n'ai pas pris un 160 !
ceci pour dire que l'entrée d'air doit être propre et la plus droite possible parcequ'un réacteur est un aspirateur monstrueux ! Sur le F100 de BVM par exemple, les points fixes au sol sont fortement déconseillés sous peine de détériorer le nez de l'avion par déséquilibre de pression...
On évite les fils baladeurs, les entrées d'air tortueuses et on place un FOD (grille de protection) car un compresseur à une vitesse de 150 000 trs/min se brise comme du verre en cas d'injestion de débris...
6. Réglages et entretien
Suivi moteur : le réglage carburation étant obtenu (en général 1/8 de tour de précision), on y touche plus !!!!
Un moteur essence doit obéir à deux règles simples...prendre des tours à la même vitesse qu'il en perd et reprendre franchement même après un ralenti de 20 sec...donc il faut affiner...
Globalement ouvrez la vis H jusqu'à obtention d'un pointe normale..afiinez avec la L...puis réglez votre ralenti afin de trouver le meilleru compromis..attention , le réglage final est tres précis et sera définitif pour de très nombreux vols !
un moteur réglé démarre toujours selon cette séquence (valable aussi pour les moki) :
Spécificité Moki, on brasse l'hélice une quinzaine de fois avant mise en route afin d'éviter un bloquage hydraulique (huile dans les cylindres tête en bas).
Carbu alimenté en essence
Allumage On
Starter
On brasse jusqu'à ce que le moteur démarre et on attend qu'il ai toussé simplement ou démarré..on le laisse bruler l'essence en trop..
Starter off
On démarre (entre 1 et 10 lancements d'hélice à la main)
S'il ne tousse pas, c'est qu'il est sec...alors on amorce par une petite bistouille par la bougie..on brasse et on recommence...
Il vaut mieux caler à l'allumage qu'au trim de ralenti, cela repartira bien mieux moteur chaud...c'est tout !
Parfois je retouche entre les froid glacial et le chaud de l'hiver mais c'est franchement pinailler !(on ferme un peu en hiver, l'air étant plus dense)
pour les réacteurs, l'entretien ne concerne que les périphériques, le moteur devant partir en révision tous les 50 heures (soit 200 vols en moyenne !)
Le boitier de l'ECu est une aide précieuse...lors de la prise en main, on note les valeurs nominales (EGT bas, tension pompe, EGT haut, régimes ralentis et pointe) que l'on comparera régulièrement (tous les 10 vols par exemple)
Nettoyage du filtre kéro...vérification de l'accu par la consommation, tension après vol...et un contrôle rapide des durites + cable de servo allant de l'ECU au récepteur (au testeur tout simple)
Volez toujours avec votre capot..il va se créer des points de chauffe qui vont améliorer votre compression et fiabiliser votre réglage !
Pas grand chose en fait, ces bestioles étant parfaitement au point de nos jours !!
Et surtout ne volez JAMAIS avec un moteur ou réacteur douteux...vous allez gâcher votre plaisir...si ce n'est pas une fois pour toutes !
Mis à jour (Mercredi, 01 Avril 2009 17:49)


